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Le siège de Granville

(14 & 15 Novembre 1793)

En 1793, la Terreur s'est abattue sur le pays. Après de sanglants combats contre les troupes républicaines, l'armée catholique et royale vendéenne marche sur la Normandie avec l'appui des Chouans. Le but : conquérir un port des côtes de la Manche pour rallier l'Angleterre qui doit leur venir en aide. Ce port sera Granville et il se prépare à l'assaut avec sa garnison disparate de seulement 3183 hommes armés. L'état de siège est déclaré ; devant les remparts, 30 000 assaillants poussent des clameurs effrayantes au milieu des hurlements de douleur, des explosions, de la fusillade et des râles des blessés. Pendant vingt-huit heures, les 14 et 15 novembre 1793, les affrontements sont terrifiants.


 

Les troupes Vendéennes arrivent par la route de Saint-Pair. Les portes sont fermées rapidement.

Tout l'après-midi se déroulent de furieux combats entre les canonniers et fusiliers de la batterie de l'œuvre et les Vendéens postés dans les combles des maisons du haut de la rue des Juifs. Cette position est plus haute que la batterie ce qui provoque la mort de nombreux Granvillais. Pour ranimer le courage, Clément-Desmaisons se présente en tenue d'officier municipal, et reçoit une balle en plein front. Cette mort ralentit le tir des Granvillais.

 

Les Vendéens se concentrent vers la Place de l'Isthme. Ces derniers surgissent par des chemins escarpés. Ils sont repérés. Les assaillants déferlent de partout. Qui plus est, la porte, n'est pas fermée. Dans l'affolement, la clé n'est pas trouvée ; en désespoir de cause, des objets lourds et encombrants sont jetés pour la bloquer.


 

Au rempart du midi, depuis le début de l'après-midi, se déroule une furieuse bataille. A l'extérieur du rempart, sur une butte de terre, ont été installés des canons. Le muret de protection ne dépasse pas la hauteur des genoux des servants commandés. Très exposés au tir des Vendéens postés sur l'arrière des maisons de la rue des Juifs, les canonniers blessés gravement ou tués s'effondrent les uns après les autres jusqu'au dernier.

Le soir, les responsables de la cavalerie vendéennes, entraînent leurs hommes à l'assaut du rempart. Par manque d'échelles suffisamment longues, des baïonnettes sont plantées dans la muraille. Les Vendéens grimpent ; Ils sont renversés.

 

Les fusillades diminuent tout autour des remparts pendant la nuit.

 

Le Vendredi 15 novembre 1793, la situation de Granville est dramatique ; aucune armée de secours n'arrive. Les munitions s'épuisent

 

Après une nuit d'ivresse et un manque de nourriture, les Vendéens, profitant de la basse mer, lancent le matin une attaque en direction de l'extrémité du port. Sur les indications d'un traître, ils pensent qu'il n'y pas de muraille continue à la Haute-Ville du côté du Roc.

Mitraillés par les fusillés postés dans les maisons du port, canonnés par toutes les batteries du port et du cimetière placées devant le porche de l'église Notre-Dame, de nombreux vendéens s'effondrent. Les Vendéens finirent par reculer.

Devant la menace qu'ils reviennent a l'assaut, les défendeurs choisissent de sacrifier les faubourgs en les incendiant. Le feu se propage rapidement et risque d'embraser toute la ville. En voyant cela, les vendéens finissent par partir.

La cité gagnera et pris le nom de Granville-la-Victoire. 33 Granvillais sont morts et sous les remparts seront relevés 1500 cadavres Vendéens sans compter ceux que la mer emporta. L'état-major de Granville recevra des félicitations officielles.

La mort de l'officier municipal Jaques-Clément Desmaison

de M.ORANGE exposé salle du conseil municpal de Granville

L'incendie de Granville lors du siège de J-F HUE

Musée d'art et d'histoire de Granville

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